Tribune de la minorité, constituée par les élus de la liste « Avec vous l’avenir de notre commune » : Sébastien Lozac’h, Nadège Chauvin, Philippe Noisette, Denis Trassard

 

Magazine mai-juin 2021

Pourquoi nous ne voterons pas le budget 2021.

Parce que, dans un contexte marqué par le rapprochement des deux communes, il prévoit une hausse des dépenses de fonctionnement de 23% par rapport au réalisé 2020 et de 8% par rapport au budget de cette même année. A cause des dépenses de personnel. Sans explication convaincante. Cette hausse intervient après deux années de baisse (19/20). Ces dépenses de personnel ne seront pas sans compromettre, dans les années à venir, les finances de la commune en réduisant son épargne et donc sa capacité d’investissement. C’est ce sur quoi le cabinet de conseil qui a analysé les comptes de la commune nous avait alerté : l’effet ciseaux. Des dépenses qui augmentent plus vites que les recettes et vont réduire les marges de manoeuvre du prochain mandat. Parce qu’ensuite, le projet de salle des sports apparait disproportionné. Sur les 11,6 M€ d’investissement prévus entre 21/26, près de 5 M seront consacrés à cet équipement. Soit plus de 40%. Nous ne contestons pas la nécessité de moderniser l’équipement existant. Nous contestons cette part prépondérante. Nous regrettons qu’une solution alternative moins couteuse, permettant d’autres projets, n’ait été étudiée et présentée au débat public. Parce qu’enfin, certaines décisions sont prises par le conseil sans qu’un bilan de leurs avantages et inconvénients, y compris en termes financiers, ne soit préalablement établi pour être ensuite discuté avant d’être voté. Telle la décision de confier la gestion des peupleraies de Villevêque à l’ONF. Telle la décision concernant la gestion par la commune de l’activité Accueil Loisirs. Avec un cout de l’ordre de 75 000€/an alors que, lorsque la décision a été prise, il avait été indiqué qu‘elle serait sans effet sur les finances de la commune. Une manière de faire qui ne convient pas.

 

 

 

Magazine janvier-février-mars 2021

Voeux 2021 de la minorité municipale

Élus depuis ce printemps, nous tenons tout d’abord à vous remercier pour la confiance que vous nous avez témoignée.
Dans un contexte difficile, 2020 nous aura permis de mettre le pied à l’étrier. La mise en place de la commune nouvelle, avec la priorité donnée aux questions administratives et ses tâtonnements inévitables, le fonctionnement d’un nouveau conseil, avec le partage du pouvoir et des informations qu’il suppose mais qui n’est pas chose aisée et, bien évidemment, la crise sanitaire ont fait que nous n’avons pas été aussi actifs que nous l’aurions voulu.
Avec vous, nous formulons le voeu que 2021 soit enfin l’année du démarrage de projets ambitieux. Comme le complexe sportif, la médiathèque, la rénovation des centres-bourgs et la dynamisation des commerces, la création d’une navette intra-communale reliée au terminus de bus de Verrières. Mais aussi l’accompagnement de tous pour réussir, en agissant sur nos habitudes, la transition écologique et énergétique du territoire. Tout comme la transition numérique grâce à des points d’accès numériques.
Le voeu également que les citoyens, individuellement ou au travers des associations, soient mieux associés à ces projets. Et qu’ils accèdent enfin aux informations essentielles. Comme les séances des Conseils Municipaux maintenant visibles sur notre site: rivesduloirenanjou2020.wordpress.com
Enfin, dans ce contexte particulier, nous veillerons à soutenir les personnes particulièrement touchées par cette crise sanitaire inédite. Il faut éviter que le tissu social ne se délite davantage.
Certains de ces projets font l’objet d’un consensus mais nous serons vigilants dans leur mise en oeuvre. Pour d’autres, nous savons qu’ils ne sont pas partagés et il faudra donc nous battre.
Nous vous souhaitons à tous une excellente année 2021 !

 

 

Magazine octobre-novembre-décembre 2020

Quel avenir pour Rives-du-Loir-en-Anjou ?

C’est une question que nous nous posons après cinq mois de fonctionnement de l’équipe en charge de la commune tant son approche des dossiers se révèle parcellaire et sans vision globale.

Premier exemple. En matière de logements, cette équipe évoque la construction de 400 logements nouveaux. Soit 1500 habitants et 800 voitures de plus.
Quand on pose la question de savoir comment sont traitées les conséquences de ce développement urbain important -en matière de mobilité, de commerces et de services, d’équipements publics et d’aménagement des espaces- nous n’avons pas de réponse ou des réponses non satisfaisantes. Or, toutes ces conséquences doivent être explicitées pour être, ensuite, débattues publiquement. Il en va du bien-être futur des habitants.

Deuxième exemple. La transition écologique du territoire et sa résilience au changement climatique sont des questions cruciales. Or les dossiers abordés jusque-là sont pour une bonne part anecdotiques. Même si cette question est du ressort d’Angers Loire Métropole, il importe que la commune soit là aussi porteuse d’une vision de son territoire et que les actions mises en oeuvre directement par la commune soient à la hauteur de ces enjeux.

Tout se passe comme si les dossiers étaient gérés sans aucune mise en perspective. Une gestion au jour le jour en somme.

Enfin, quand nous avons des idées ou des projets à soumettre – en cohérence avec une vision globale plus écologique, solidaire et transparente de la commune – ceux-ci sont rejetés par le maire avant même d’avoir été étudiés : quel est donc le rôle et la place de notre groupe dans l’équipe municipale ? Comment pouvons-nous dans ces conditions porter les idées de ceux et celles qui nous ont fait confiance aux élections ?